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Il y a vingt ans, la Berrichonne ​en Première division

11 octobre 2017 - 16:12

Il y a tout juste vingt ans, la Berrichonne évoluait en Première division. Cette saison 1997-1998 restera à jamais gravée dans les mémoires du club de l'Indre. Petit coup de  projecteur sur un temps que les moins de 20 ans n'ont pas pu connaître.

Quel supporter ne se souvient pas du premier match à Gaston-Petit – redimensionné aux normes de la D1 en un temps record – face à Metz (1-2, 15 août 1997) ? Ou encore de la venue de Monaco (0-2, 29 novembre 1997), de Marseille (0-3, 24 janvier 1998), de Lens (2-1, 12 février 1998), le futur champion, ou de Nantes (1-2, 28 mars 1998) ? Et que dire des matchs d'ouverture et de cloture de la saison, disputés face au Paris Saint-Germain, présidé alors par Michel Denisot, l'un des instigateurs de l'ascension berrichonne vers l'élite... 

Cette saison en D1 a fait chavirer toute une ville, un département et même au-delà. L'attractivité des clubs qui se déplaçaient au municipal de l'avenue de La Châtre charriait les amateurs de football de toute la région. 

Vingt ans après, on a souhaité revenir sur cet illustre passé que l'immédiateté d'une saison et ses péripéties ne permettent pas toujours de mettre en lumière. 

Victor Zvunka, entraîneur de la Berrichonne de 1993 à 1998 puis de 2003 à 2005

L'entraîneur emblématique de la Berrichonne va fêter ses 66 ans dans quelques jours (15 novembre) mais il n'a pas pour autant quitté les terrains. Aujourd'hui, il officie en Afrique, au sein d'Oroya, club de D1 de Guinée Conakry avec lequel il a été sacré deux fois champions et a remporté la coupe nationale la saison dernière. Mais la Berri, Victor Zvunka ne l'a pas oubliée. 

"J'ai un petit regret sur cette saison en D1 avec la Berri, c'est de ne pas avoir pu garder l'équipe avec laquelle on était monté. Lachuer avait été remplacé par Dedebant qui s'est vite mis le genou en l'air et on a rapidement perdu Ferdi Coly à Auxerre. Il ne nous a pas manqué grand-chose pour nous maintenir et sans ses deux joueurs blessés, je pense que nous en avions les moyens. Mais il y a aussi tout l'engouement que cela a créé. Ce qu'on a un peu retrouvé avec la Coupe de France, en 2004. "

Et aujourd'hui, une telle aventure serait-elle encore possible ? " Dans la formule actuelle, ça serait un peu difficile. A l'époque, on avait des personnes comme Gilles Combe et Daniel Baujean qui amenaient un plus au sein du club par leurs connaissances du tissu économique de la région. Il y avait aussi Michel Denisot, ce qui permettait d'avoir des contacts avec d'autres clubs et de récupérer des joueurs de grande qualité (Triki, Ukkonen, Bossis, Weber, Mayélé, Coly, Bertin, Algerino...). Aujourd'hui, c'est difficile d'avoir des joueurs aussi bons et ça devient compliqué de recruter des joueurs comme ça. D'autant que la Berri n'a pas encore retrouvé son identité pour attirer de tels joueurs. " 

Denis Mérigot, adjoint de Victor Zvunka

L'éternel et fidèle adjoint de Victor Zvunka n'a pas suivi son mentor dans les différents clubs que l'emblématique coach a fréquentés depuis son départ de l'Indre en 2005. Denis Mérigot, lui, est resté à la Berrichonne où, actuellement à la retraite, il  continue de donner un coup de main à la Tremblère. En bon Berrichon, la D1, Denis l'a vécue à fond. " Mes principaux souvenirs ? Ce sont les stades de Ligue 1 (Monaco, Paris, Nantes) et l'euphorie que cela suscitait à Châteauroux avec les supporters qui venaient de tous les départements autour. Une effervescence qu'on n'a jamais connue autrement. Sportivement, il ne nous a pas manqué grand-chose pour nous maintenir. " 

Et la Berri pourrait-elle encore avoir sa place en Ligue 1 ? " Ça paraît difficile car il faut avoir les reins solides financièrement. Après, ce n'est pas impossible de monter, Amiens nous l'a montré mais le plus dur c'est de s'y maintenir. "

Actuellement entraîneur des gardiens au Havre, Frédéric Guéguen était titulaire dans le but de la Berrichonne en 1997-1998. Une période dont il se rappelle avec émotion. " Cela avait procuré beaucoup de plaisir à tout le monde. Pour la plupart d'entre nous, c'était la découverte du haut niveau. Il y avait une ferveur populaire. Sportivement et humainement, j'ai le souvenir d'une très belle année. Ma seule petite déception c'est de ne pas avoir réussi à se maintenir. C'est dommage, on n'a jamais été décroché et on n'en était pas loin. Malgré tout, ça a donné un sacré élan à la carrière de nombreux joueurs. Et puis le premier match au Parc des Princes et le deuxième au stade Louis II, c'est inoubliable. "

Quant à un éventuel retour de la Berrichonne en L1, Guéguen précise : " Le nerf de la guerre, c'est la finance. Si un club n'est pas armé financièrement, le fossé se creuse très rapidement. A mon avis, tous les clubs ont leur place en Ligue 1, seulement quand on y monte aujourd’hui, le chantier est encore plus important qu’à 

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